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Le dernier code nazi

Il s’agit du titre de l’épisode 1 saison 6 d’Expedition Inconnue diffusée sur Discovery Channel aux USA. L’épisode est disponible sur Youtube ici.

Quelques remarques :

  • il n’y a aucune mention des runes de Tolkien. Et pourtant, cela me semblait, ô combien, passionnant (voire le plus intéressant). Les producteurs m’ont dit avoir trop peur des droits d’auteur.
  • c’est vraiment un film et non un documentaire. L’action est privilégiée, les sources ne sont pas vérifiées, le montage doit être le plus fun possible. C’est visiblement pour du très grand public et ça m’a laissé perplexe.
  • je pensais avoir un accent correct. Il faut croire que non (vous comprendrez en regardant).
  • je n’ai pas compris pourquoi ils souhaitaient parler des légendes. Ca n’apporte rien et ça n’est pas dans le thème du film.
  • je trouve qu’on reste quand même sur notre faim. Il manque une bonne chute.

Mais bon, c’était quand même très intéressant de faire ces recherches et de participer à cette émission. J’ai bien aimé Josh Gates et toute son équipe. Ils m’ont offert et dédicacé une vieille édition du Hobbit.

1o 050 16 2 19

Version avec Kühlungsborn

Un jour, mon père m’a fait part d’une réflexion intéressante : si je devais cacher un trésor, je le cacherai dans ma région car c’est celle que je connais le mieux. Appliqué à la chouette, l’Alsace semble donc la bonne région (ouf, c’est aussi là-bas que je pense que la chouette se trouve). Mais appliqué à la marche impromptue, cela signifierait que la Saxe-Anhalt serait la bonne région car Martin Bormann y est né. Et là, c’est intéressant puisque cela confirmerait mes premières impressions (j’ai bien écrit impressions et non déductions) 🙂

Pour plusieurs raisons, le Harz, massif montagneux situé au milieu de l’Allemagne en Saxe-Anhalt semble un spot intéressant pour cette Marche Impromptue. Tout d’abord, Martin Bormann a passé toute son enfance tout près du Harz. Ensuite, le fameux M sur la partition est lui aussi au milieu de la carte. Pour continuer, les montagnes du Harz sont truffées de galeries souterraines creusées et utilisées pendant la seconde guerre mondiale, dont certaines pouvant accueillir des trains entiers. D’ailleurs, nombre de chasseurs pense qu’il reste des galeries inexplorées pouvant cacher une partie du trésor nazi. Des auteurs de films et de livres à succès (dont « le musée perdu » de Steve Berry) y place une partie de leur intrigue. Enfin, cela viendrait confirmer l’inspiration du Hobbit de Tolkien car il y parle de « la Terre du Milieu » et du mythe de la Terre Creuse.

Ainsi, l’intersection de Glücksburg-Mittenwald avec Säckingen-Kühlungsborn se coupe justement dans le Harz, au nord de Lautenthal. Ici, dans cette partie du Harz, il y a un lieu rattaché à la musique « Mandonlinehütte » et au pianiste Heinz Engelhard Steinweg. L’intérêt supplémentaire de ce spot est l’explication du M au milieu de la partition serait le nom du lieu en question.

Version avec Königsstuhl

Cependant, si on s’applique à utiliser les 4 villes précédemment trouvées (2 en lien avec des rois et 2 en lien avec des musiciens) et qu’on trace l’intersection de Glücksburg-Mittenwald avec Säckingen-Königsstuhl, nous tombons très précisément sur un petit aérodrome : le Flugplatz Eisenach-Kindel.

C’est un lieu plausible et intéressant à plus d’un titre : tout d’abord, il est situé au milieu de l’Allemagne, tout comme ce fameux M. Ensuite, on apprend sur la page wikipedia de l’aérodrome que celui-ci a été réquisitionné et exploité par la fameuse Luftwaffe (Wehrmacht). Enfin, l’aérodrome est accolé à une forêt : Si quelqu’un avait envie d’y cacher quelque chose, il aurait pu assez discrètement atterrir dans ce petit aérodrome (il n’est vraiment pas grand), aller facilement à pied dans la forêt, et y enterrer un petit colis et revenir très rapidement.

Enfin, voici une plausible explication pour le début de « 1o 050 16 2 19 ». Cela pourrait être une coordonnée géographique. 1o serait donc 1 degré Est (Ost en Allemand signifie Est). A l’époque, le système géodésique allemand est visiblement basé sur DHDN Gauss Kruger.

Enfin, pour ceux qui s’intéressent à mes modestes propositions de décryptage, sachez que tout près de ce petit aérodrome a été découvert en 1928 les grottes du Hörselberge. Une possibilité intéressante puisque, la même année, Martin Bormann était Officier de Presse de la région de Thuringe avant de devenir « chargé d’affaires ». Cela justifierait qu’il ait eu connaissance de cette petite grotte et ce qui justifierait l’utilisation précise d’une machine à écrire.

A 40km de là, dans la même région, se trouvent les mines de sel de Merkers dans lesquelles ont été découverts en avril 1945 par le général Patton : 250 tonnes d’or et d’argent, 400 tableaux des musées de Berlin et de nombreuses caisses contenant divers trésors, dont le buste de Néfertiti.

Les Runes – GMSKANBZ

Comme mentionné précédemment, quasiment toutes les runes sont issues du livre Hobbit de Tolkien. Mais il reste encore beaucoup de questions :

  • 3 runes sont attachées à une clé de Fa en début de portée : est-ce que cela signifie qu’on a affaire à 3 parties distinctes ?
  • La majorité des autres runes se trouve dans la première mesure des portées et la seconde très grande partie tout à la fin des portées. La position sur la portée a-t-elle de l’importance ?
  • Il y a également des rectangles sur différentes lignes, qui peuvent sans doute être remplacés par les notes de musique en notation allemande. S’il s’agit bien de notes de musique, pourquoi utiliser une notation musicale alors que l’alphabet runique était a priori suffisant ?
  • Sur la 9e portée, la rune est l’inverse de celle de l’alphabet de Tolkien qui donne « & ». Mais cette rune existe en revanche dans la bonne position dans l’alphabet proto-germanique et c’est Eihwaz, soit la lettre E. L’auteur s’est-il trompé volontairement ?
  • Le dernier signe n’est pas une rune mais s’approche plus du symbole magique islandais Ægishjálmur. Pourquoi ?

454px-Aegishjalmr.svgEnfin, malgré la certitude de l’alphabet de référence, il est parfois difficile de déterminer la bonne rune. Seules les 9 premières runes sont clairement identifiées : GMSKANBZ.

Que faire avec ce début de crypto ? Une des propositions est d’utiliser la fameuse machine allemande Enigma utilisée pendant la seconde guerre mondiale. Pour avoir utilisé une fois cette machine complexe, soit Les paramètres de configuration (rotors et connexions) de la machine ne sont visiblement pas écrits en clair sur la partition, soit ils sont carrément manquants parce qu’ils sont sur un autre document que je n’ai pas.

Ou bien il s’agit d’une autre méthode… et voici ce que je pense : la partition représente une carte de l’Allemagne. Et chacune des runes est un lieu important aux yeux de l’auteur à l’époque de sa création.

Ce qui me fait écrire cela est Ægishjálmur. Il est fort à parier que ce symbole magique islandais représente le fameux « Nid d’aigle ». Dixit Wikipedia : « Martin Bormann fait construire le Kehlsteinhaus, à Obersalzberg, non loin du Berghof, la résidence de Hitler près de Berchtesgaden dans les Alpes bavaroises, à toute proximité de la frontière autrichienne. Il en fait cadeau au Führer pour son 50e anniversaire. »

Et surtout, tout comme Ægishjálmur, il se situe à l’extrémité, en bas à droite sur la carte de l’Allemagne ! Reste à replacer les autres runes sur la carte d’Allemagne. Fastidieux travail qui, une fois réalisé, apporte-t-il vraiment quelque chose ?

Dernière proposition : GMSK serait les initiales des 4 villes précédemment trouvées : soit Glücksburg-Mittenwald-Säckingen-Kühlungsborn soit Glücksburg-Mittenwald-Säckingen-Königsstuhl. Nous verrons dans le prochain post ce que nous pourrions en faire.

En revanche, une bonne question est de savoir comment Martin Bormann aurait pu connaître ce livre. En effet, le roman est publié en 1937 au Royaume Uni. Il attire rapidement l’attention des éditeurs étrangers  et à l’été 1938, peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale, la maison d’édition allemande Rütten & Loening, souhaitant publier Le Hobbit dans son pays, écrit à Tolkien pour s’enquérir de ses éventuelles origines juives. Trouvant les lois de ségrégation nazies « démentes » et leur doctrine raciale « totalement pernicieuse et non scientifique », Tolkien écrit à son éditeur pour lui signaler son refus de toute traduction allemande dans ces conditions. C’est en 1957 seulement que le Hobbit sort en Allemand.

A ma connaissance, Martin Bormann ne parlait pas anglais. En revanche, sachant que le Hobbit a d’abord été écrit pour les enfants et sachant que Martin a eu 10 enfants, on peut supposer qu’ils avaient une nounou anglaise (je n’ai pas réussi à avoir l’information) qui aura parlé des runes de Tolkien. Ou mieux encore, une nounou Islandaise qui connaissait le fameux symbole magique.

Le texte ajouté à la partition

Wo Matthias Die Saiten Streichelt
Edelweiß Über Schwarzwald
Kein Wasser Kalt
Predigtstuhl Kreuz u. Kranz
Nordost Die Krone
Enden der Tanz

La traduction à peu près exacte est :
L1 – Où Matthias frotte les cordes
L2 – Edelweiss sur la Forêt Noire
L3 – Pas d’eau froide
L4 – La chaire de croix et de guirlande
L5 – Nord-Est de la couronne
L6 – soit « terminent la danse » , soit « Extrémités de la danse »

MittenwaldComme vu précédemment, « Où Matthias pince les cordes » donnent facilement Mittenwald. Mais qu’en est-il des autres phrases ? Certaines phrases ne contiennent pas suffisamment d’information à elles-seules et doivent donc être associés à celle du dessus ou du dessous. Ce qui me conduit à faire le découpage suivant : L1 seule, L2 & L3, L4 seule, L5 seule et enfin L6 seule. Au passage, des amis parlant allemand ont précisé ma traduction (merci à eux) et ont jugé que ce texte était du mauvais allemand. A priori, le secrétaire particulier d’Hitler est quelqu’un d’éduqué. Mais sachant que Bormann a abandonné l’école pour travailler dans une ferme, ce texte peut donc être dudit auteur.

5384290870_cdd12304b5_o« Edelweiss au dessus de la Forêt Noire » nous invite à chercher un lieu en Forêt Noire allemande. La fleur Edelweiss est un symbole national suisse depuis le 19ème siècle.  Combinée à « Pas d’eau froide », on cherche donc une ville thermale en Forêt Noire et en limite de la frontière suisse. Seule Säckingen (je retiens le nom en vigueur en 1945 et non celui qui est valable depuis 1978) répond à tous les critères. En revanche, il est intéressant de noter que cette ville est nationalement connue depuis 1854 pour un livre s’appelant « le trompettiste de Sackingen ». Säckingen, tout comme Mittenwald et comme la partition en elle-même ainsi que la fin du texte, semble être sur le thème de la musique. Notons enfin que le père de Martin Bormann était un joueur de trompette.

KönigsstuhlL4 nous invite à rechercher une chaire en hauteur qui permet de dominer comme dans une église. L’endroit en question est, selon moi, « Königsstuhl“ qui signifie la chaire du roi, situé à 118 m avec une magnifique vue sur la mer baltique dans le Jasmund National Park à Stubbenkammer. Cet endroit tire son nom de plusieurs légendes liées à des rois (cf. wikipedia en anglais ou allemand).

Cependant, n’ayant pas d’explication pour guirlande et croix, j’ai aussi retenu Kühlungsborn, sur les bords de la mer baltique. Et ce pour plusieurs raisons : cette ville est connue pour ses plages recouvertes de « basket chairs » et pouvant ressembler à des guirlandes. Cette ville est sur la limite de l’Allemagne et commence par un K et je vous expliquerai plus tard en quoi c’est intéressant. En revanche, je n’ai pas de raisons pour les croix.

Petite mise à jour : Predigtstuhl Kreuz u. Kranz correspond plutôt bien à Bad Reichenhall. Il y a un site appelé Predigtstuhl surmonté d’une croix dont on accède par le plus vieux téléphérique au monde construit en 1928. La guirlande pourrait très bien être le téléphérique. Dernier point positif : Bad Reichenhall est situé à la frontière avec l’Autriche et son orchestre philharmonique de 1868 a une certaine réputation.

Pour résumer, L4 me donne soit Königsstuhl soit Kühlungsborn.

Pour L5 « Nordost Die Krone », notons qu’il n’y a pas de roi et donc pas de couronne en Allemagne. il s’agit donc d’un lieu qui est forcément proche du Danemark lui-même situé entre la « Nordsee » (la mer du Nord) et la « Ostsee », la mer Baltique en allemand. Ici, je retiens le château de Glücksburg, résidence royale du Danemark et l’un des châteaux le plus connu d’Europe du Nord. Avec un peu d’imagination, l’Allemagne est une tête de profil regardant à droite, avec Berlin comme oeil et la bouche ouverte mangeant la République Tchèque. La couronne « Danemark » est donc bien sur la tête.

« Extrémités de la danse » m’a tout de suite fait penser à la chouette d’or et ses 4 villes situés aux frontières (Cherbourg, Roncevaux, Golfe Juan et Carignan) sans compter les 2 autres issues de mes décryptages (phare des baleines et Neuf Brisach). Bref, prendre les limites du terrain de chasse est un grand classique et « la marche impromptue » semble ne pas y déroger. Les 4 lieux que je trouve sont bizarrement situés aux frontières de l’Allemagne, aux extrémités de la partition. Une coïncidence ? Une orientation involontaire de mes recherches ? Peut-être, mais c’est ce que je retiens ici.

A l’issu de ce premier décryptage, je pense que Karl creuse au mauvais endroit. Mais surtout, il est fort à parier que le secrétaire d’Hitler s’est inspiré du lieu d’habitation des Hobbits (la Terre du Milieu, avec des tentatives de récupération des nazis et contre lequel Tolkien s’est d’ailleurs battu) et l’a juxtaposé avec le mythe de la Terre Creuse (également très apprécié par les nazis). Bref, les montagnes du centre de l’Allemagne me semblent symboliquement un joli terrain pour y cacher quelque chose. Et ce « M » solitaire entre les portées 5 et 6 ne se trouve-t-il pas dans une position proche du milieu de la partition ? « M » ne signifie-t-il pas Mitte, milieu en allemand ?

Les 3 parties à décrypter et le « M »

Pour continuer dans mes réflexions, je ne pense pas que la partition en elle-même soit importante. Le musicien n’étant pas si connu, il serait surprenant que  les notes et textes soient d’une quelconque utilité. Personnellement, je retiens donc 3 parties :

  • La partie textuelle
  • La partie runique
  • Le crypto de la fin

Mais avant de s’attaquer à ces 3 parties, voici mes remarques concernant le « M » tout seul entre les portées 7 et 8. Pourquoi est-il dans une autre police de caractère ? Que fait-il ici ? En zoomant, on remarque que c’est effectivement un ajout. Pile au niveau de la pointe. D’après mes recherches, cette lettre était disponible sur les machines à écrire allemandes de cette époque. Et était utilisée sur les timbres lors de la grande inflation. La signification de cette lettre seule et dans une autre typographie m’échappe mais visiblement Karl pense que c’est l’initiale de Mittenwald (cela pourrait être plus simplement le M de Martin Bormann).

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Cette ville est effectivement ce que l’on trouve derrière la première phrase : Wo Matthias Die Saiten Streichelt (Où Matthias pince les cordes). En référence au luthier Matthias Klotz qui a son mémorial dans ladite ville au sud de l’Allemagne. De là à croire que le trésor est quelque part là-bas ? C’est aller bien vite en besogne et c’est, selon moi, le syndrome classique de débutant ayant trouvé un début de texte. Dans la chouette d’or, cela signifierait qu’on irait creuser à Bourges. Karl cherchant donc à Mittenwald, c’est pour moi une autre preuve qu’il n’y a pas (trop) d’embrouilles dans son histoire.

Enfin, Karl ayant eu visiblement le document depuis plusieurs années, il a été également atteint d’un autre syndrome : celui classique du chasseur coincé et frustré qui, en donnant ce qu’il a, aimerait plus savoir qu’avoir. Combien de chasseurs (dont moi) ont donné leurs idées de décryptage à défaut de trouver la vraie solution. Cette réaction est encore, selon moi, une autre preuve de son intégrité (et une autre preuve pour ne pas acheter son livre).

L’énigme de la Marsch-Impromptu

doc_pastorsletter_origKarl Hammer est un photographe et écrivain hollandais. Son auto-portrait sur son site internet prête à sourire : surnom de « Flipper le dauphin » ou de « Rembrandt de la photographie » (comment peut-on mettre ces 2 surnoms dans une même page ?). C’est, toujours selon son site web, un initié dans la radio et la TV avec certainement des qualités pour trouver les bons sujets qui passionnent le grand public (et les trésors en sont certainement un). Et bizarrement, il se présente enfin comme un journaliste d’investigation quand il s’agit de l’énigme. Le titre est-il important pour  rendre la chose plus crédible ?

Selon Karl Hammer, Martin Bormann aurait écrit l’énigme en 1945 sur la partition de Marsch-Impromptu du compositeur Gottfried Federlein. Le secrétaire personnel d’Adolf Hitler l’aurait ensuite confié à un aumônier militaire avec pour mission de livrer la précieuse partition à Schwartz, le trésorier du parti travaillant à Munich. Perdue entre Berlin et Munich, Karl Hammer n’a jamais précisé comment il a retrouvé la partition. Il est possible qu’il soit tombé dessus lors de ces recherches pour l’un de ses livres (« Les larmes du loup » dont le sujet parle des diamants d’Hitler) à moins qu’il ait eu l’idée d’une énigme en recherchant justement sur le sujet.

Mais sait-on seulement si la partition cache le lieu du trésor des nazis ? Pourquoi pas un autre trésor ou une autre chose ? Et pourquoi forcément un lieu et non un message ? Que sait-on de l’auteur ? La partition date-t-elle vraiment de l’époque ? A-t-elle été retouchée par un tiers ? Est-elle complète ? En recherchant rapidement, j’ai déjà trouvé des erreurs dans les runes : est-ce volontaire ? Karl a t’il tout dévoiler sur son site ou bien des petites informations supplémentaires ont-elles volontairement été dissimulées dans le livre ?

Il y a beaucoup de questions en suspend et il est difficile de vérifier toutes ces informations depuis son seul ordinateur. On est donc tenté d’acheter le fameux livre et donc de remplir les poches de Karl. Car s’il s’agit effectivement du trésor des nazis, pourquoi viendrait-on réclamer 15 000 euros supplémentaires alors qu’on en obtiendrait certainement plus à vendre l’histoire à un autre auteur ?  Ainsi pourquoi n’aurait-il pas écrit cette énigme lui-même, pour vendre son livre sur la quête ou pour vendre ses autres livres ou pour se refaire un nom ?

Cela commence à faire beaucoup de mystères autour de l’énigme, me direz-vous. Alors pourquoi m’y suis-je mis (sans acheter le livre) ? Sauf erreur de ma part, il n’y a pas d’incohérence historique ni concernant Gottfried Harrison Federlein (1883–1952), l’auteur de la partition, qui pourrait même être l’auteur de l’énigme, ni concernant la méthode de cryptage runique. Effectivement, une rapide recherche nous dirige vers les runes utilisées par J. R. R. Tolkien dans son oeuvre le Hobbit publié en… 1937 !

D’autres indices jouent en la faveur de l’intégrité du « journaliste d’investigation ». Bien avant la promotion réalisée par Karl en 2013, en janvier 2008, quelques chercheurs avaient commencé à échanger sur un forum hollandais. Par ailleurs, puisqu’il a investi sans succès dans des fouilles à Mittenwald, c’est qu’il croit beaucoup à ce document.

Pour conclure, je dois avouer que les runes tirées du Hobbit de Tolkien m’ont bien plu. Runes qui, selon wikipedia, étaient utilisées symboliquement par les nazis. A l’époque, pour décrypter la partition, il fallait donc être en possession d’un livre qui n’a pas été autant écoulé à cause du rationnement du papier pendant le Seconde Guerre Mondiale. Les 2 grands défis à relever sont de replacer l’énigme dans son contexte historique, géographique et dans une langue et différente de la mienne.

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